Manuel Valls, député-maire PS, était l'invité de Guillaume Durand et s'est exprimé à propos de la burqa et de la politique du gouvernement, à 8h30 sur Radio Classique.
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A propos de la burqa :
« Je ne suis pas d'accord avec Martine Aubry, ne pas interdire la burqa, c'est au contraire favoriser les provocations vis-à-vis du Président de la République. Il y a quelque chose que je ne comprends pas et moi je demande à la gauche de faire preuve de courage dans ce domaine là. Il ne faut pas se réfugier dans les excuses comme s’il y avait en plus un problème avec les musulmans de France. Ils nous le demandent aussi. La burqa n’a rien à voir avec l'islam et la religion. »
A propos de la politique fiscale du gouvernement :
« C'est l'onde de choc des élections régionales et le message très clair que les Français ont fait passer au Président de la République. Ils n'en peuvent plus d’une politique injuste et inefficace dont le bouclier fiscal est incontestablement l'un des symboles, ce que j'appelle dans mon livre le péché originel du sarkozysme (…). Il faut un changement de cap (…). Toute politique fiscale qui parait injuste et qui privilégie les plus hauts revenus est évidemment à bannir. »
« Même s'il ne s'agit pas de remettre en cause la légitimité du Président de la République qui est élu jusqu’en 2012, après le message des urnes marqué par cette rupture entre les Français et Nicolas Sarkozy, il faut un changement de cap et le seul changement de cap, ça a été la nomination de François Baroin, de Georges Tron et de Marc Daubresse et « Circulez, il n'y a rien à voir ». Or, les parlementaires de droite qui sont inquiets pour leur élection font passer un message. Je n'attends pas que des débats au sein de la majorité, j'attends essentiellement des actes. »
« Le Président de la République, par son bougisme, son hyperactivité, a conduit à l'immobilisme et ne réforme pas, et peut être que pour lui la seule réforme qui reste et qui marque son quinquennat, c'est le bouclier fiscal. »
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